Avec OSE, Orléans devient la ville de la condition animale

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Les changements de mentalité dans la société accompagnent les dernières découvertes en matière d’éthologie, de sociologie animale et même de biologie.

Nous savons que l’humain est un animal comme les autres, qu’il n’est plus le « centre de la nature », mais un de ses participants, de ses maillons. La disparition exponentielle des espèces le met face à ses responsabilités dont la chasse de confort, la pêche et l’agriculture intensives, pollutions industrielles comme pour ses déplacements, corridas inutiles et barbares), mais le met aussi en danger. Une extinction d’une majorité d’espèces empêche la pollinisation, reproduction des plantes. L’absence de lombrics fait que les terres ne sont plus oxygénées, drainées, s’appauvrissent. Nous parlons, par ses deux exemples, de nos futures assiettes.

L’animal est aussi un accompagnant : chien guide, animal de compagnie pouvant combler la solitude, chien de secours pour les pompiers et sauveteurs de haute montagne, l’humain prend conscience de son égalité face à l’animal et les nouvelles générations sont moteurs de nouveaux comportements comme le végétarisme ou le véganisme, le refus de voir des animaux exploités, torturés. Nous devons réinventer notre rapport aux vivants. Nous pouvons en faire un des enjeux de la prochaine élection des municipales. Le bien-être animal est une question politique

Orléans Solidaire Écologique (OSE) a organisé une plénière de travail le 13 novembre dernier. L’un de ses ateliers était consacré à la préservation de l’environnement, le développement et la pérennisation des biodiversités et à la condition animale dans la ville.

Depuis la création d’une délégation à la condition animale liée à la protection de l’environnement et de la biodiversité, jusqu’à la place de l’animal accompagnant (handicap, personnes esseulées, SDF, etc.), avec cette plénière, OSE a engendré un nombre important d’idées. Après un vote citoyen des participant.e.s pour définir les urgences, des propositions ont faites pour intégrer notre projet municipal :

  • Une alimentation en respect de l’animal : végétarisme développé dans les restaurations municipales en parallèle d’une volonté de sensibilisation dans les écoles de chaque quartier, politique d’achats responsables et éthiques pour l’alimentation
  • Pour des espaces dédiés pour les chiens et leur maître sans gêner les autres citoyen.ne.s et espèces animales,
  • Création d’un poste de vétérinaire municipal ou d’une aide, chargé de mettre en oeuvre une politique de santé en direction des animaux des populations les plus fragiles et les moins aisées (SDF, handicapés, personnes âgées),
  • Pour un accueil adapté des SDF avec leur animal quand ils en ont un,
  • Détection de la souffrance animale : formation des services concernés, aide renforcée au délégation de services publics dont ont mission les associations comme la SPA
  • Formation pour toutes et tous à l’animal dans la ville : pourquoi ne pas le nourir, pourquoi stériliser plutôt qu’abattre, etc.
  • La condition animale sera une des fonctions de la délégation à l’environnement et parmi les priorités
  • Pour une stérilisation des animaux errants, particulièrement les chats, plutôt qu’un abattage,
  • Interdiction sur le territoire municipale des cirques exploitant les animaux,
  • Pour l’interdiction, même symbolique, de toute chasse et toute corrida sur le territoire de la commune,
  • Politique des chats libres : préserver des espaces (friches, blocs d’immeubles, espaces naturels sauvages) où vivent des chats stériles.
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