OSE : pour une « biodiversité positive » à Orléans

La baisse de la biodiversité est régulièrement soulignée par les scientifiques. Elle est particulièrement inquiétante car la disparition de certaines espèces est irrémédiable, ce qui constitue un des enjeux majeurs des décennies à venir. Cela concerne les milieux sauvages mais également les biotopes urbains, et donc la ville d’Orléans et son agglomération. Si on ne doit citer qu’un exemple de cette catastrophe cela serait la disparition progressive des hérissons. Les spécialistes estiment que les populations de hérissons ont diminué drastiquement ces dernières années, chaque personne qui a un jardin à Orléans peut faire ce constat, et qu’une extinction totale est possible dans un futur très proche.

Nous proposons différentes actions pour inverser cette tendance et promouvoir une « biodiversité positive ».

Agir vite et fort

Cette perte de biodiversité n’est pas une fatalité et nous pouvons tous à notre échelle y remédier. En particulier une municipalité peut mettre en place des actions fortes et rapides, car le temps presse. Nous pensons à OSE qu’une reprise en main de ce sujet délaissé est possible par la municipalité qui donnera l’impulsion qui permettra d’impliquer ensuite tous les citoyens dans la préservation de l’environnement.

Nous reviendrons en premier lieu à une régie de l’eau afin de préserver la ressource au-delà des simples de zones de captage. Nous créerons certains aménagements comme les noues ou les caniveaux pour une imprégnation des eaux sur place et pour désengorger les réseaux d’eaux pluviales afin d’éviter d’augmenter toujours plus les volumes à envoyer dans les usines d’épuration pour traitement.

Le premier facteur de perte de biodiversité est l’artificialisation des sols. Nous végétaliserons donc la ville pour permettre de créer des ilots de biodiversité qui constitueront également des ilots de fraîcheur pour réduire l’écart de température entre Orléans et la nature environnante et permettront d’établir des continuités pour les mobilités douces, véritables alternatives à l’utilisation de la voiture. Arbres, arbustes, fleurs, la végétation doit revenir en ville. Les points d’eau devront également être plus nombreux.

Nous aiderons par ailleurs à la création de jardins partagés dans tous les quartiers, pour produire des fruits et légumes mais également du lien entre les habitants.

La mairie montrera l’exemple avec des actions symboliques et didactiques comme l’installation de toilettes sèches ou de pissotières végétales, lors de manifestations spécifiques.

Les pesticides et autres intrants massivement utilisés dans l’agriculture sont une des sources reconnues de la disparition de la petite faune. Pour lutter contre cela, nous engagerons un cercle vertueux qui permettra de confectionner les repas à partir de produits bio et locaux et de préserver les sols, la ressource en eau et la santé de nos concitoyens. Les quelques 1 200 000 repas produits annuellement pour les écoles et les Ehpad créeront un effet levier pour convertir au bio les terres agricoles de notre département et permettra de fournir ensuite les marchés, restaurants… de toute la métropole.

En outre, nous proposons de lutter contre un danger souvent oublié spécifique de la ville pour la biodiversité : l’éclairage urbain. Nous proposons la création d’une trame noire, d’optimiser l’éclairage public et de lutter contre toutes les pollutions lumineuses (enseignes, panneaux, …). Ceci permettra le retour dans notre ville de la petite faune dont les cycles naturels sont perturbés par la lumière des Hommes.

Analyser la situation, informer et encourager les citoyens

Mais la municipalité n’y arrivera pas seule, il faut que tous les citoyens s’associent à leur échelle à ces actions. Nous proposons dans un premier temps de faire une analyse et de constater la situation exacte à Orléans en généralisant les inventaires de la biodiversité communale.

Le site internet de la ville recensera ensuite toutes les initiatives et les actions possibles pour préserver la nature, réduire ses déchets ou réduire son impact sur l’environnement.

Des points info biodiversité permettront d’accompagner ceux qui souhaitent créer des espaces pour accueillir des oiseaux, animaux, insectes ou plantes dans leur jardin. Des agents municipaux seront formés spécifiquement pour accomplir ces tâches.

Nous éditerons un livret Objectif Climat 2030 dans le cadre des assises de la transition : mobilités, déchets, climat tous les sujets seront abordés…

Notre action municipale s’appuiera sur des associations pour le déploiement auprès des orléanais d’éco-gestes concrets (mise en place de consignes pour les emballages à emporter, installation de nichoirs à oiseaux, …).

Enfin, Orléans est une ville de jardins publics et privés et des espèces, souvent exotiques, végétales et animales (y compris les chats errants) envahissent ces jardins et réduisent la biodiversité naturelle. Une politique de lutte contre ces espèces invasives sera menée avec les citoyens.

Éduquer, prévenir et sanctionner

Nous éduquerons les plus jeunes aux enjeux de la préservation de l’environnement car on protège ce que l’on connaît. Tous les écoliers participeront à des sorties nature et apprendront à la préserver. Chaque écolier aura la possibilité de participer au moins une fois dans sa scolarité à une classe verte ou « classe nature ». Nous proposerons des formations aux enseignants et aux Atsem à ces enjeux afin d’enrichir leurs connaissances pédagogiques. Nous financerons des projets scolaires et périscolaires dans des zones naturelles en partenariat avec des associations de nature. Enfin, les agendas 21 scolaires seront déployés.

Les Aselqo seront sollicitées pour sensibiliser aux bonnes pratiques sous forme d’ateliers destinés à chacun d’entre nous. Plus largement une politique d’éducation populaire à la préservation de la biodiversité sera mise en place.

Enfin, pour décourager les incivilités, nous proposons la création d’une « police de l’environnement » (voir nos propositions sur la tranquillité publique) qui dressera des amendes aux entreprises qui produisent des déchets qui sont jetés dans la nature et aux particuliers indélicats.

Orléans, capitale de la biodiversité

Plusieurs acteurs sont déjà présents et efficaces sur notre territoire : l’INRAE, France Nature Environnement ou l’Agence Régionale de Biodiversité, …

Notre ambition est de faire de notre métropole une capitale de la biodiversité. Nous nous appuierons ainsi en premier lieu sur ces acteurs majeurs. Nous regrouperons un maximum d’acteurs dans l’ancien Muséum des sciences naturelles qui devient un lieu dédié à la biodiversité : le MOBE (Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement). Il sera également proposé aux associations nationales et locales de rejoindre ce nouveau pôle de la biodiversité. Vous voulez en savoir plus sur nos propositions concrètes? N’hésitez pas à lire notre article spécifique « OSE : 30 mesures pour favoriser la biodiversité »

Crédit photo : https://www.vivre-orleans.fr/

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