OSE : Pour l’égalité femmes – hommes

0

Les constats :

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas acquise.

À travail égal, le salaire des femmes est inférieur de 20 % par rapport à celui des hommes. La retraite des femmes est inférieure de 40 %. Beaucoup de femmes seules, après 60 ans, sont particulièrement vulnérables face à la pauvreté et à la précarité.

En entretenant de telles disparités, notre société envoie un message négatif sur le rapport hommes femmes.

Les violences faites aux femmes (harcèlement moral, harcèlement de rue, coups, viols, violence intra familiales physiques ou psychologiques) sont des réalités, parfois affreuses, de relations soumises aux stéréotypes sexistes véhiculés depuis l’enfance.

En France, un féminicide a lieu tous les deux jours.

L’Organisation des Nations Unies définit la violence à l’égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

Les facteurs de risque :

Les facteurs de risque liés à la violence exercée par le partenaire intime et à la violence sexuelle apparaissent au niveau individuel, familial, communautaire et sociétal au sens large. Certains facteurs sont liés aux auteurs de violence, d’autres aux victimes et d’autres encore aux deux.

Les facteurs de risque concernant la violence exercée par le partenaire intime et la violence sexuelle :

  • Faible niveau d’instruction (pour les auteurs comme pour les victimes) ;
  • Exposition à la maltraitance pendant l’enfance (auteurs et victimes) ;
  • Exposition à la violence familiale (auteurs et victimes) ;
  • Troubles antisociaux de la personnalité (auteurs) ;
  • Usage nocif de l’alcool (auteurs et victimes) ;
  • Multiplicité des partenaires ou suspicion d’infidélité de la part du partenaire (auteurs) ;
  • Attitudes tendant à légitimer la violence (auteurs) ;
  • Normes prévalant dans la communauté qui privilégient l’homme ou lui assignent un statut supérieur à celui de la femme ;
  • Faible niveau d’accès à un emploi rémunéré pour les femmes.

Les facteurs de risque associés à la violence exercée par le partenaire intime :

  • Antécédents d’actes violents ;
  • Mésentente et insatisfaction conjugales ;
  • Difficultés de communication entre partenaires ;
  • Comportements dominateurs des hommes envers leur partenaire.

Les facteurs de risque associés à la violence sexuelle :

  • Croyances relatives à l’honneur de la famille et à la pureté sexuelle ;
  • Idéologies sur les droits sexuels de l’homme;
  • Faiblesse des sanctions juridiques contre la violence sexuelle.

L’inégalité entre les hommes et les femmes et les normes relatives à l’acceptabilité de la violence contre les femmes sont l’une des causes profondes des violences exercées à leur endroit.

Les réseaux sociaux, les vidéos pornographiques ont aggravé ces violences notamment entre les jeunes.

Il faut agir sur les causes, c’est à dire les représentations mentales qui perpétuent les schémas de domination des femmes par les hommes.

Les actions envisagées par OSE :

Promouvoir l’égalité filles-garçons par le biais des personnels de la Ville d’Orléans :

– Proposer une formation pour réfléchir aux stéréotypes véhiculés de façon inconsciente aux personnels des crèches, des écoles et des centres de loisirs ;

– Vis-à-vis des enfants, collégiens, lycéens et étudiants, proposer une éducation aux médias et donner des clefs pour éviter l’emprise des sites pornographiques ;

Pour cela, subventionner les organisations et/ou associations qui proposent ces formations et sensibilisations. 

Réfléchir sur les stéréotypes sexistes grâce au réseau des médiathèques d’Orléans :

– Proposer des animations sur l’égalité femmes-hommes grand public, par exemple une réflexion pour permettre aux jeunes couples un partage égal des tâches domestiques lors de la naissance des enfants ;

– Proposer des listes de livres, DVD et séries qui promeuvent cette égalité ou qui proposent aux filles et aux femmes des modèles valorisants ;

– Favoriser dans les magasins de jeux existants et lors du Festival « Orléans Joue » la promotion de jeux non genrés

.

Violences faites aux femmes :

– Renforcer les liens Mairie – Justice – Police – Santé – Associations pour une meilleure prise en charge des femmes (et hommes) victimes de violences ;

– Comptabiliser les féminicides de la métropole d’Orléans, A chaque féminicide, s’interroger sur ce qui aurait pu être fait pour éviter ce décès et agir en conséquence ;

– subventionner des stages de réflexion pour conjoints violents organisés par la justice ;

– Lister les hébergements d’urgence pour accueillir femmes et enfants en danger ;

– Proposer des stages d’autodéfense pour les femmes (ASELQO).

Communication sur l’égalité femmes-hommes :

– Sur le site Internet d’Orléans, créer une page Égalité femmes-hommes et favoriser la diffusion des informations sur ce sujet ;

– Le 8 mars, et plus globalement sur toute la durée du mois de mars, proposer une programme global d’actions réflexions et animations avec les associations et les institutions concernées. Participer et soutenir le festival intercommunal « Femmes engagées, Festiv’Elles ».

Mesures symboliques :

– Veiller à l’égalité femmes-hommes dans le choix des noms de rue ;

– Proposer des femmes pour les distinctions honorifiques.

D’autres pistes :

Organisation administrative de la ville :

La ville d’Orléans doit mener une politique active en matière d’amélioration de l’égalité entre les femmes et les hommes en tant qu’employeur

Plan d’égalité professionnelle femmes – hommes

– consolider la mixité de l’encadrement supérieur

– s’attacher à la parité (autant que possible) lors des recrutements

Budgétisation sensible au genre (BSG)

Cette budgétisation permet d’identifier des indicateurs comme le sexe des bénéficiaires de telle ou telle action. Par exemple dans le domaine du sport, les subventions profitent-elles également aux filles et aux garçons ?

Produire un rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes tous les ans

Réaliser un mémento rappelant les grands principes en matière de communication égalitaire pour tous les personnels de la mairie

Ville et métropole, veiller à la parité dans toutes les instances représentatives (conseil citoyen notamment)

Urbanisme

Les femmes et les hommes se comportent très différemment dans les espaces urbains .

Les femmes, par peur des agressions, développent des stratégies d’évitement de certains lieux, et choisissent aussi des modes de déplacements en fonction du quartier, des horaires, du nombre d’hommes présents, des éclairages, mais aussi de leur propre habillement (tenue de soirée, sportive, etc) et de leur compagnie (accompagnée par un homme ou non).

En ville, les femmes n’ont pas l’insouciance des hommes !

Les inégalités de genre s’expriment particulièrement dans les violences sexuelles et sexistes dont sont victimes les femmes dans la rue et les transports.

Propositions 

Une réflexion pourrait être conduite sur cette thématique  » Les femmes dans la ville » avec le FRAC

Très concrètement, on pourrait proposer des « marches exploratoires »

Les marches exploratoires sont des diagnostics de terrain menés par un groupe de femmes dans leur quartier d’habitation. Les femmes identifient les facteurs humains et les éléments d’aménagement du territoire qui sont à l’origine soit d’un sentiment d’insécurité pour les femmes soit qui ne sont pas fonctionnels, puis élaborent des propositions d’amélioration de la situation.

Crédit photo : wikipedia

0
Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.