Avec OSE, dix mesures emblématiques pour la mobilité à Orléans

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Nos constats

Le transport constitue à l’échelle mondiale la source d’un quart des émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement de la planète. A l’échelle de la métropole, plus de la moitié des déplacements sont actuellement encore effectués en voiture individuelle. Pour nombre d’entre nous cela signifie des embouteillages mais également un air pollué. La ville d’Orléans s’est développée au XXème siècle autour de l’automobile. Cependant ce mode de fonctionnement aboutit de nos jours à une impasse en termes d’écologie, de santé ou de bien-être des habitants. Nous devons inverser cette logique et favoriser d’autres modes de mobilité comme le vélo, la marche à pied ou les transports en commun mais aussi proposer des solutions pour une meilleure utilisation de la voiture (covoiturage, partage) et des autres véhicules à moteur.

Notre objectif

Les actions proposées s’inscrivent dans une politique municipale volontariste et efficace de mobilité qui encourage le développement des modes de transports « doux », non polluants et permettant d’atteindre l’objectif national de neutralité carbone en 2050. Parce qu’écologie et économies vont de pair, Orléans Solidaire Écologique (OSE) souhaite permettre à chaque habitant de la ville de se déplacer le plus efficacement possible et au moindre coût. Nous voulons également que l’air que nous respirons soit plus sain et que nos concitoyens puissent utiliser pour chacun de leurs déplacements le mode de transport de leur choix. Notre objectif est de ne pas s’arrêter comme depuis toujours sur ce sujet à de bonnes intentions et de mettre en place des actions concrètes qui changeront réellement le quotidien des habitants de la commune, et au-delà de la métropole.

Notre plan d’action :

Transformer la ville

Les actions que nous proposons visent en premier lieu à une transformation de la ville au profit des transports non polluants. Nous favoriserons un partage plus équitable de l’espace de circulation, pour donner plus de place aux « déplacements doux » (vélo, marche, trottinettes, …) et aux transports en commun. La construction de grands axes de circulation pour le vélo ou le bus, est ainsi indispensable pour diminuer les temps de trajets.

Proposer des solutions de déplacement

Compte tenu des enjeux, nous voulons aussi donner la possibilité à tous les habitants d’Orléans de se déplacer autrement. Nous étudierons comment renforcer l’offre de transport « à la demande » (par exemple petites navettes électriques desservant les particuliers sur appel téléphonique ou via une application pour smartphone), afin de desservir tous ceux qui habitent dans des zones peu denses ou éloignées des grands axes. Nous encouragerons l’utilisation du vélo via des actions contre le vol, par le marquage et l’installation d’espaces de stationnement sécurisés ou encore l’apprentissage pour les enfants et les personnes âgées. Par ailleurs nous favoriserons un usage plus efficace de la voiture individuelle, par l’intermédiaire d’une politique ambitieuse de co-voiturage ou via des aides au partage de véhicules.

Accompagner les habitants d’Orléans

Nos actions ont enfin pour but d’accompagner la population vers toutes ces nouvelles formes de déplacement. Cette évolution sera mise en œuvre grâce à un ensemble de mesures : la baisse des tarifs des transports en commun ; la mise à disposition de vélos standards et électriques, l’accompagnement de l’habitat collectif pour le stationnement vélo ; le soutien au co-voiturage, par l’installation d’aires dédiées, par la formation aux nouvelles technologies, par l’information, par l’intéressement au profit du conducteur.

Dix mesures emblématiques

Voici les dix mesures de OSE pour Orléans :

1- Mettre en sens unique le pont George V pour les voitures, à titre expérimental, afin de réserver une voie aux piétons et aux vélos ;

2- Introduire la gratuité des transports publics, dans un premier temps pour tous les scolaires et les jeunes de moins de 26 ans ;

3- Repenser le plan de circulation à l’échelle de la métropole au profit des bus et des vélos : augmenter le nombre de voies réservées, améliorer la fréquence et la rapidité des transports en commun, créer en priorité un axe continu nord-sud et un axe continu est-ouest de voies dédiées aux circulations douces et aux transports en commun ;

4- Proposer des mesures pour diminuer l’utilisation systématique de la voiture individuelle (« un mois sans ma voiture », extension du stationnement payant, prime à l’abandon, service de partage de véhicules, etc.) et encourager en particulier le covoiturage et le partage des véhicules (installations d’aires de rencontres conducteurs-passagers, intéressement financier du conducteur, développement des plans de déplacement en entreprise, soutien aux starts-up spécialisées) ;

5- Créer des centres logistiques de « dispatching » en périphérie pour assurer la livraison des derniers kilomètres par des véhicules plus petits (camionnettes) ;

6- Mettre en place des mesures sanitaires en période de pic de pollution (gratuité totale des transports collectifs, soutien financier à l’utilisation de l’autoroute existante en zone urbaine pour limiter la pollution dans les zones densément peuplées, etc.) ;

7- Mettre en place un « guide des bonnes pratiques » pour favoriser le dialogue et pacifier les relations entre automobilistes et utilisateurs de mobilités douces. Développer des expériences locales de partage de la chaussée (« zone 20 ») ;

8- Favoriser les connexions entre les modes de transport : développer les équipements près des gares et arrêts principaux de transports en commun (parkings sécurisés pour les vélos, parkings-relais pour les voitures, etc.), envisager la mise en place de quelques « pôles intermodaux » pour développer les liaisons (vélo-bus/train, car-train, voiture-train/bus, …) et repenser la localisation de la gare routière.

9- Développer la desserte de proximité par le train ou le tram-train, grâce à une meilleure utilisation de lignes déjà existantes (création de haltes péri-urbaines) et soutien à la réouverture de lignes actuellement fermées (Orléans-Châteauneuf) ;

10- Favoriser l’implantation de lieux de télétravail, de co-working pour réduire les déplacements domicile-travail, lutter contre l’étalement urbain, favoriser la concentration des lieux d’activités (commerces) pour réduire les déplacements contraints.

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5 commentaires sur “Avec OSE, dix mesures emblématiques pour la mobilité à Orléans

  1. La rue des Murlins pour l’axe Nord/Sud au nord de la Loire me semblerait une bonne idée.
    Il faudrait néanmoins la laisser accessible aux riverains.

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  2. 1/ Pas de proposition d’effectuer une étude d’impact pour une 3ème ligne de tramway (après le succès de la 2ème).
    2/ rien sur les cadences du tramway actuel le soir et le dimanche. Exemple 30 à 40 mn d’attente le soir après 20 heures pour aller de La Source au centre-ville!
    3/ l’emplacement de la gare routière devrait être revu (dangereux), pourquoi pas à la place des parkings situés près de la gare ferroviaire ?

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  3. Vous proposez la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans et tous les scolaires,bonne mesure mais que proposez-vous pour les retraités…..qui n’ont pas forcément de grands moyens.
    J’aimerais que vous proposiez la gratuité pour les retraités aussi.
    Un bon point pour la circulation du pont Georges V.Une voie pour les voitures ( nord/sud), deux voies pour le tram,et une voie pour les vélos,et enfin le trottoir pour les piétons.
    C’est une solution qui ne demande pas de travaux importants. CELA ME PLAÎT BEAUCOUP.
    Amicalement.
    Claudine Boutefeu

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  4. Beaucoup de vos mesures sont très intéressantes et importantes . Par contre : « l’extension du stationnement payant » .. j’ai peut-être mal compris ? Il me semble que ce dernier est déjà fortement présent ds ORLEANS .. l’entendre à des zones qui pénaliseront les orléanais qui ont des moyens plus modestes .. semble une vraie fausse bonne idée

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    1. Ce n’est pas une action prioritaire pour nous et qui se fera effectivement en fonction des moyens plus modestes.
      L’idée est seulement d’éviter les lieux où il y a un délestage avec des voitures « ventouse » (quai de Prague, avenue Dauphine).
      Le but n’est pas de généraliser le stationnement payant sur Orléans, mais d’inciter les gens à stationner dans les parcs de stationnement.

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